Vivre et écrire

Quand on est en auto-édition, il n’est pas toujours facile de garder le cap, toujours droit devant. Si mi-février j’ai atteint les 20.000 mots sur les Larmes de Nelor, depuis je n’ai pas écrit une seule ligne, ni même une virgule.

Pire que ça, ma présence sur les réseaux sociaux a été de l’ordre du fantôme et je n’ai absolument rien mené en terme de promotions, démarchage, partenariats…

Pourquoi ? Ce n’était pas un manque d’envie. Passé la culpabilité de ne « rien » faire, je n’avais tout simplement pas l’énergie mentale disponible pour me concentrer quelques minutes sur une quelconque tâche. Mon corps était dans un épuisement général après tout ce que je lui ai demandé d’endurer ces derniers mois. Depuis cet été je n’ai pas arrêté ! Déménagement, investissement professionnel dans un examen et des formations, campagne ulule, création de site internet, formation au marketing, écriture, réseaux sociaux, premier salon…

Mon cerveau a tout simplement explosé et n’était plus en état de réfléchir après sa journée de travail. Je n’avais même plus l’énergie de lire, je me suis contentée d’un tas de séries qui ne demandent pas beaucoup de concentration et de réflexion (Gossip girl par exemple !) et d’un aller simple au lit à 21h.

Après cette pause forcée, je sors la tête de l’eau. J’ai recommencé à penser à mes personnages aujourd’hui, je reviens doucement sur les réseaux… mais j’ai décidé de prioriser mes objectifs.

La Plume d’Isis est sorti, je ne peux pas dépenser mon énergie à la fois dans la communication et l’écriture. Je vais donc être moins présente sur les réseaux sociaux, mais plus devant mon fichier word pour plonger dans mon univers et tendre vers la fin de ce premier jet.

L’énergie que je mets à réfléchir à quoi poster, quoi raconter, quoi mettre en réel… sera celle qui me reste une fois atteint mon capital de mots journaliers. Ce n’est pas les idées qui me manquent (j’ai un excel rempli de choses à partager) mais plutôt le temps.

J’ai cependant trouvé beaucoup plus frustrant de ne pas être capable d’écrire (il faut tout de même une certaine disponibilité mentale) que d’être absente des réseaux sociaux. Même si un livre ne peut se faire connaître sans eux, je préfère me recentrer sur l’essentiel.

Je ne suis pas autrice à temps plein, ce n’est au final qu’une passion et plutôt que de me brûler les ailes encore une fois, il va falloir apprendre à se retirer de certaines scènes pour sublimer le travail de base d’un écrivain soit : écrire.

Un avis sur « Vivre et écrire »

  1. Quel écrivain. e n’a pas connu de passages à vide, même sans l’excuse de la saturation IRL.
    L’essentiel est que tu recommences, et, oui, il y a des priorités.
    Tu les as trouvées, et c’est bien.
    Bon courage à toi.
    En toute amitié, Philippe.

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